Tour d'horizon des troubles "dys" en psychogénéalogie
⚠️ Attention : les troubles « dys » sont d’abord des réalités neuro-développementales, étudiées médicalement et accompagnées par des orthophonistes, psychologues et enseignants spécialisés. La psychogénéalogie n’explique pas « tout », mais elle propose une lecture symbolique et transgénérationnelle complémentaire.
1. La dyslexie –> un difficulté à lire
Symbolique : difficulté à « lire » l’histoire familiale, à décoder les messages cachés, à affronter une vérité tue.
Origine possible : secrets, non-dits, filiations brouillées. L’enfant ne peut pas accéder au récit officiel car il « sonne faux ».
Exemple : adoption cachée, enfant adultérin, paternité non reconnue.
2. La dysorthographie –> une difficulté à écrire correctement
Symbolique : trouble de la « bonne écriture », au sens de la version « correcte » de l’histoire.
Origine possible : contradictions entre la mémoire familiale et le récit transmis.
Exemple : noms changés lors d’une migration, mensonges ou falsifications dans l’état civil.
3. La dyscalculie –> une difficulté avec les chiffres et le calcul
Symbolique : problème avec les nombres, qui représentent aussi les places et les générations dans l’arbre.
Origine possible : confusions dans les filiations, pertes non reconnues, enfants oubliés ou non comptés.
Exemple : fausse couche ou mort périnatale passée sous silence ; enfant illégitime exclu de la mémoire.
4. La dyspraxie – un trouble de la coordination motrice
Symbolique : difficulté à organiser ses gestes, à « mettre en mouvement ».
Origine possible : mémoire familiale liée au corps empêché, accidenté, interdit (handicap, mutilation, tabou corporel).
Exemple : ancêtre amputé ou paralysé dont on ne parle pas.
5. La dysphasie –> un trouble du langage oral
Symbolique : difficulté à « dire » ; incapacité à exprimer ce qui doit être transmis oralement.
Origine possible : secrets lourds, interdits de parole, violences tues.
Exemple : inceste ou abus jamais révélés, interdit de parler une langue maternelle (traumatisme migratoire).
6. La dysgraphie –> trouble de l’écriture manuscrite
Symbolique : difficulté à « inscrire », à poser une trace lisible.
Origine possible : impossibilité de « signer » ou de « s’approprier » une histoire.
Exemple : ancêtres illettrés ou empêchés d’écrire (femmes privées d’instruction, esclavage, exil).
Dans tous ces troubles, on retrouve l’idée que l’enfant refuse ou ne peut pas intégrer une partie de l’histoire familiale, et son corps/son apprentissage en devient le messager.
En séance on pourra :
Explorer les lignées scolaires : comment les parents, grands-parents et arrière-grands-parents ont-ils vécu l’école ?
Identifier les humiliations, exclusions, interruptions scolaires.
Mettre en mots les non-dits liés à l’éducation, la transmission, la filiation.


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